Rentrée:L'école béninoise a rouvert ses portes
Après deux lunes de fermeture, l’école béninoise a rouvert ses portes sur toutes l’étendu du territoire nationale. Dans la plupart des écoles, les parents d’élèves s’inquiètent du manque de moyens pour faire face aux exigences de la rentrée. A ces difficultés, s’ajoutent la qualité de l’enseignement déplorable dans le public qui ne laisse aucune alternative aux parents.
Samarie Fignon
L’école privée coute très chère. Les parents d’élèves n’ont pas les moyens d’inscrire leurs enfants. Ces derniers ne peuvent qu’être inscris dans les écoles publiques. Puisse que dans le public, l’enseignement de base est gratuit pour les apprenants. Une réforme soutenue par le gouvernement béninois et qui n’est pas sans conséquence. Dans la plupart des établissements les enseignants sont inquiets du nombre trop élevé d’élèves par salle. A Parakou, le proviseur du lycée des jeunes filles a déploré, l’effectif pléthorique des élèves de cet établissement qui manque de dortoirs. Prévu pour accueillir 240 élèves, le lycée des jeunes filles de Parakou accueille pour cette rentrée scolaire 376 filles en provenance des 14 communes du Borgou-Alibori. Cet effectif inquiète le proviseur, Mme Aladji Boni Djouwébath qui souhaite l’assistance du pouvoir central et aussi celle des mairies du Borgou-Alibori pour faire face aux charges supplémentaires qu’impose ce dépassement. Même constat à Abomey, les infrastructures disponibles ne sont pas à la hauteur des besoins. Dans la plupart des écoles publiques, le nombre de demandes d’inscriptions, dépassent largement les prévisions de l’administration. « Pour une salle de 32 élèves nous sommes déjà à 95 inscrits », a fait remarquer un responsable sous couvert d’anonymat. Nous sommes débordés par l’affluence des parents qui plaident pour la prise en compte de leurs enfants. Il faut l’intervention du pouvoir central afin d’accompagnement des écoles privées ciblées pour prendre en compte le surplus. A –t-il proposé. Chantal Dossou mère de 3 enfants rencontrée dans une école privée de Porto-Novo a expliqué que l’affluence constatée dans les écoles privées est liée au coût très élevé de la contribution scolaire dans les écoles privées. Pour une place en classe d’initiation (CI) il faut prévoir au minimum cinquante mille Francs Cfa. A cela, s’ajoute les frais de fournitures scolaires qui peuvent aller jusqu’à trente mille. Les parents sont donc obligés de se retourner vers les établissements publics pour inscrire leurs enfants.
Que faire
L’exécutif est appelé a renforcer les capacités des écoles publiques. Aussi, il faut un arbitrage dans la fixation de la contribution scolaire au niveau des établissements privés. Cet acte permettra l’uniformisation des prix et à l’avenir, préparer les parents d’élèves à mieux aplanir la rentrée des enfants.