Tabaski symbole de non-violence: Le prêche saisissant de L’Imam Abdul Djellil

Publié le par AMONDO IRENEE

Abdul Djellil Imam de la mosquée de Aidjedo

Abdul Djellil Imam de la mosquée de Aidjedo

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A l’instar des milliers de musulmans du Bénin, les fidèles de la mosquée d’Aidjedo ont répondu présent à la prière musulmane organisée dans le cadre la Tabaski. Cette prière s’est prière s’est tenue au rond point du grand carrefour du 6ème arrondissement de Cotonou, a été dirigée par l’Imam Abdul Djalil, responsables de la mosquée. Cette grande prière a été faite en présence de Isidore Gnonlonfou, Maire de la ville de Cotonou, des sages, notables et des fidèles qui ont suivi jusqu’au bout le prêche qui a précédé l’immolation du bélier symbolique. La rédaction du Nouveau Courrier publie ici, l’intégralité de ce prêche.   

Les fidèles ont suivi réligieusement l'Imam Abdul Djallil

Les fidèles ont suivi réligieusement l'Imam Abdul Djallil

Dans son prêche du jour, l’imam Abdul Djelill a tiré son enseignement du coran au chapitre 37 sourates leran, verset 102 à 111. A l’en croire, Dieu a relaté une histoire vraie, une histoire réelle qui pour l’entendement des hommes peut paraitre comme une fiction aux yeux des hommes. Mais en réalités c’est une histoire qui a lieu. Parce quelle se trouve dans le sain coran. C’est la parole divine qui depuis sa création n’a connu aucun changement aucune influence humaine. Cette histoire a connu pour héros, deux hommes. Un père et son fils. Il s’agit de Ibrahim et de son fils Ismaël. Ces deux hommes ont fait l’histoire qui est à l’origine de notre rassemblement du Jour. Qui est à l’origine de la fête de Al Had Ha que nous appelons Tabaski.

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L'Imam Abdul Djalil et Isidore Gnonlonfoun, maire de Cotonou

L'Imam Abdul Djalil et Isidore Gnonlonfoun, maire de Cotonou

Chers frères et sœurs  en islam, cet homme, qui n’avait qu’un seul fils, a, sur l’ordre divin accepté de le sacrifier. Et il a accepté d’obéir à la prescription divine, en acceptant d’immoler son fils. Et le père a d’échanger avec son fils qui a accepté. Et ils étaient tous deux soumis totalement à la volonté de Dieu. Et le projet allait être exécuté. Mais lorsque Dieu a vue leur dévotion, lorsque Dieu a constaté leur volonté ferme de mettre en application sa volonté, Dieu a décidé autrement  en remplaçant l’enfant par une bête, un bélier. Chers frère en islam, le prophète Ibrahim est un exemple à suivre. Pas pour attacher nos enfants et leur mettre le couteau au coud. Mais, en acceptant d’obéir totalement à notre seigneur. Et c’est en cela que le prophète Ibrahim est un exemple pour nous. Premier, il y a-t-il parmi nous, qui au nom des enfants, piétinent les prescriptions divines ? ​​​​​​​

Les fidèles musulmanes face à l'Imam

Les fidèles musulmanes face à l'Imam

Il y en a combien parmi nous, qui organisent le détournement, la corruption, le vol. Et quand vous leur posez des questions, ils disent, nous avons des enfants à nourrir.

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Il y a combien parmi nous qui, au nom de l’amour des enfants transgressent  la loi divine ?

Il y en a combien parmi nous, qui organisent le détournement, la corruption, le vol. Et quand vous leur posez des questions, ils disent, nous avons des enfants à nourrir.

Mais aujourd’hui, nous sacrifiions la volonté divine, en faveur de nos fils et de nos enfants

Tabaski symbole de non-violence: Le prêche saisissant de L’Imam Abdul Djellil

Chers frères et sœurs en Islam, communiquons avec nos enfants, échangeons avec nos enfants.

Le prophète Ibrahim, s’est comporté autrement. Lui, il a plutôt décidé de sacrifier son fils pour Dieu. Mais aujourd’hui, nous, nous sacrifiions la volonté divine, en faveur de nos fils et de nos enfants. Chers frères et sœurs en Islam, cette prière que nous venons de faire, l’immolation que nous allons faire toute à l’heure, n’aura de sens que lorsque nous prenons l’engagement ferme, de nous comporter comme le prophète Ibrahim. Je voudrais vous invitez à la beauté du mode d’expression utilisée par Ibrahim, à l’endroit de son fils. Lorsqu’il a reçu l’ordre d’égorger, d’immoler son fils. Il n’a pas pris l’enfant de force. Mais il a associé son enfant dans ce plan divin. Il l’a associé, il a échangé avec son fils ;  en lui disant oh ! mon fils, j’ai vue dans mon rêve que je suis entrain de t’égorger. C’est une leçon que nous parents d’enfants, nous devons suivre. Parce que nous sommes beaucoup à croire que nos enfants eux aussi n’ont pas de sentiment. Ils n’ont pas de décision, ils n’ont pas de volonté. Ce n’est pas le cas. Et pour la plupart du temps, nous entendons des parents qui disent nous ne sommes pas ici en France. Ce n’est pas seulement en France. Ibrahim n’était pas un Français. Il était un exemple pour toutes les communautés. Chers frères et sœurs en Islam, communiquons avec nos enfants, échangeons avec nos enfants. Cherchons à comprendre ce qu’ils veulent avec un mode d’expression qui n’est pas violent.  Parce que la communication violente a détruire beaucoup de foyer. La communication violente a provoqué de querelles intitules entre pères et enfants. La communication violente a provoqué des mésententes entre les membres d’un groupe, les membres d’une société donnée.

Tabaski symbole de non-violence: Le prêche saisissant de L’Imam Abdul Djellil

Avec la communication non violente, nous pouvons atteindre nos objectifs.

Essayons d’emprunter les la voie emprunter par Ibrahim. C’est un exemple pour nous tous. Avec la communication non violente, nous pouvons atteindre nos objectifs.

La preuve, Ibrahim a réussi par le verbe, par une communication conséquente et respectueuse à faire coucher son enfant et à mettre même le couteau sur  son coud. Et l’enfant était d’accords. Ça  voudra tout simplement dire que  dans notre société, au sein de notre communauté, si nous avons un bon mode d’expression, un bon mode de communication, nous pouvons nous épanouir, sans aller à la violence. Parce que si tu t’exprimes violement à l’endroit de quelqu’un, il ne faut pas t’attendre à avoir une réaction contraire ?

Et c’est la leçon, le message que le prophète Ibrahim et son fils Ismaël nous a donné. Chers frères et sœurs en islam, que la fête soit bonne pour nous tous.

Nous saisissons l’occasion, pour prier pour notre Pays. Notre pays le Bénin. Que ce qui se passe à coté de nous. Je voudrais dire au Togo. Que Dieu fasse que cela ne se passe chez nous.

Que Dieu éclaire nos dirigeants. A tous les niveaux. Que Dieu éclaire le gouvernement et toutes les institutions de la République afin que nous puissions vivre être frères et pour ce faire, communiquons entre nous de façon non-violente. On peut atteindre ses objectifs, on peut s’épanouir, on peut résoudre les problèmes sans échanger entre nous avec violence. Parce que la violence, n’appelle que la violence.

Que Dieu Nous éclaire.

 

Transcription et Rédaction: Irénée AMONDO

Publié dans société

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