Michel ADJAKA : « C'est la mort dans l’âme que l'Unamab va devoir reprendre le flambeau du combat »
La prochaine paralysie des tribunaux du Bénin se précise. Face à la-non satisfaction de leur revendication, l’Union nationale des magistrats du Bénin a décidé de renouer avec la grève. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Michel Adjaka président de l’Unamab a donné les raisons de cette reprise et précisé les conditions pour éviter ce mouvement de débrayage qui risque de couter chère à la justice béninoise.
Message Michel Adjaka Président de l’Unamab sur la reprise de la grève des Magistrats
« Mes chers amis, il n’y a de combat réussi contre la corruption que dans l’implication et l'engagement d'une justice véritablement crédible et indépendante. La crédibilité et l'indépendance d'un système judiciaire passe, non seulement par le recrutement et la formation de qualité, mais surtout par la transparence des nominations de magistrats. Pour gagner ce pari, il convient de réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), à l'effet d'en faire une institution réellement autonome. La France, le Togo et le Congo ont réussi cette réforme.
Le salut du système judiciaire béninois nécessite une telle réforme pour corriger le tableau apocalyptique résultant des nominations fantaisistes de mai 2013.
Ces nominations illégales et peu objectives ont occasionné des vacances de postes sur toute l'étendue du territoire national. Ainsi, depuis environ trois ans le poste du juge du 2ème cabinet est vacant au TPI Lokossa, à Aplahoué, il n'y a actuellement aucun juge d'instruction, à Abomey et à Porto-Novo, il n'y a pas de Procureur de la République, à Ouidah, le 1er cabinet est sans juge d'instruction, le tribunal n'a qu'un juge au tribunal, à Cotonou, le 4ème cabinet est vacant, à Natitingou, pas de juge du 2ème cabinet d'instruction, à Porto-Novo, le tribunal fonctionne sans Procureur de la République, ni Président du tribunal.
Le salut du système judiciaire béninois nécessite une (telle) réforme pour corriger le tableau apocalyptique résultant des nominations fantaisistes de mai 2013.
Message Michel Adjaka Président de l’Unamab sur la reprise de la grève des Magistrats
« Mes chers amis, il n’y a de combat réussi contre la corruption que dans l’implication et l'engagement d'une justice véritablement crédible et indépendante. La crédibilité et l'indépendance d'un système judiciaire passe, non seulement par le recrutement et la formation de qualité, mais surtout par la transparence des nominations de magistrats. Pour gagner ce pari, il convient de réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), à l'effet d'en faire une institution réellement autonome. La France, le Togo et le Congo ont réussi cette réforme.
Le salut du système judiciaire béninois nécessite une telle réforme pour corriger le tableau apocalyptique résultant des nominations fantaisistes de mai 2013.
Ces nominations illégales et peu objectives ont occasionné des vacances de postes sur toute l'étendue du territoire national. Ainsi, depuis environ trois ans le poste du juge du 2ème cabinet est vacant au TPI Lokossa, à Aplahoué, il n'y a actuellement aucun juge d'instruction, à Abomey et à Porto-Novo, il n'y a pas de Procureur de la République, à Ouidah, le 1er cabinet est sans juge d'instruction, le tribunal n'a qu'un juge au tribunal, à Cotonou, le 4ème cabinet est vacant, à Natitingou, pas de juge du 2ème cabinet d'instruction, à Porto-Novo, le tribunal fonctionne sans Procureur de la République, ni Président du tribunal.
Les Cour d'Appel d'Abomey et de Parakou ont été réduites respectivement à 5 et 4 magistrats, alors qu'elles doivent juger les dossiers frappés d'appel venant de tout le Nord pour la première et ceux provenant du Centre Bénin pour la seconde.
Aussi curieux que cela puisse paraitre, les tribunaux d'Abomey et de Porto-Novo, qui couvrent plus d'une dizaine de Communes, ne comptent que deux magistrats au parquet.
Les Cour d'Appel d'Abomey et de Parakou ont été réduites respectivement à 5 et 4 magistrats, alors qu'elles doivent juger les dossiers frappés d'appel venant de tout le Nord pour la première et ceux provenant du Centre Bénin pour la seconde. Depuis 18 mois que l'UNAMAB, pour le bonheur du peuple béninois en général et des justiciables en particulier, revendique la correction de cette situation qui n'honore pas l'image de la justice de notre pays, le Gouvernement résiste et affiche son indifférence.
C'est la mort dans l’âme que l'UNAMAB va devoir reprendre le flambeau du combat pour une justice pour une justice crédible et indépendante.